L’onction des malades.

Publié le par Paroisse Leguevin

L’onction des malades.

ANNEE B. 06° Dimanche du Temps Ordinaire. Léguevin. Dimanche 15 février 2015

Sacrement des malades.

Bien que la maladie ne soit plus considérée comme une impureté nous mettant à l’écart, la guérison du lépreux par Jésus, reste une bonne nouvelle pour aujourd’hui. Auprès de Jésus, le malade ne retrouve pas seulement la santé de son corps, mais aussi la vitalité de son esprit, voire de sa foi puisqu’il part proclamer ce que Jésus a fait pour lui.

Combien, nous pouvons apprécier que le concile Vatican II ait remis en valeur ce soutien apporté par le Christ aux malades. Depuis décembre 1963, le sacrement des malades est donné et no,n plus aux mourants, dans les paroisses ou les lieux de pèlerinage comme Lourdes.

Le sacrement est donné par une imposition des mains, suivie d’une onction d’huile accompagnée de la parole sacramentelle.

  • L’imposition des mains, qu’on trouve déjà dans la Bible, soit pour guérir, soit pour confier une charge, un ministère et transmettre le don su Saint-Esprit… est un geste traditionnel pour signifier notamment la protection. C’est le geste de tous les sacrements pour manifester la protection de Dieu envers celui ou celle qui reçoit le baptême, la confirmation, le pardon, etc….

  • L’huile est le signe de la guérison, du soin, à l’époque de Jésus : il suffit de relire la parabole du Bon Samaritain. Alors que l’onction d’huile permet au catéchumène de vivre les dernières étapes vers le baptême, l’onction des malades permet au malade de vivre son combat contre tout ce qu’entraîne la maladie : la peur, la désespérance, en particulier.

  • La formule qui accompagne l’onction dit bien ce qu’est le sacrement : « Par cette onction sainte, que le Seigneur, en sa grande bonté, vous réconforte par la grâce de l’Esprit Saint ; ainsi, vous ayant libéré de tous péchés, qu’il vous sauve et vous relève. »

L’onction réconforte au sens premier du terme, elle rend fort : elle ne guérit pas physiquement, mais elle permet de ne plus être abattu par la maladie. La seconde partie évoque la libération du péché : il ne s’agit pas de confusion avec la pénitence, mais la prise en compte que la faiblesse de l’homme n’est pas que physique.

Ainsi donc,

  • à ceux qui sentent la maladie s’installer dans leur chair et marquer dangereusement leur vie…

  • à ceux qui doivent subir une opération séreuse…

  • aux personnes âgées dont la santé et les forces diminuent jour après jour…

  • et aussi à ceux qui savent qu’aucune force humaine ne peut plus rien pour eux…

s’ils croient que Dieu s’intéressent à eux… s’ils acceptent de se tourner vers Lui dans leur épreuve… s’ils essayent de s’en remettre à Lui…

alors au nom du Seigneur Jésus, l’Eglise propose l’onction des malades.

De plus, l’Eglise souhaite que cette célébration soit communautaire, comme aujourd’hui, afin d’être pour l’ensemble de la communauté, une prise de conscience de la faiblesse de chacun, mais aussi un signe de compassion que chacun doit avoir pour son frère, comme Jésus l’a eue envers les malades.

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