« Pierres Vivantes » au service de l’édification de l’EgIise !

Publié le par Paroisse Leguevin

« Pierres Vivantes »  au service de l’édification  de l’EgIise !

ANNEE A.  05° Dimanche de Pâques.  Léguevin. 13 et 14 mai 2017

 

 

Dans les deux premières lectures, nous est présentée la communauté des premiers chrétiens. Depuis le jour de la Pentecôte et la belle harmonie où tous se comprenaient… la communauté a grandi avec les difficultés qui commencent. Difficultés venant du nombre toujours grandissant des chrétiens d'origines, de langues, d'habitudes et de mentalités différentes. Il devient difficile de se supporter, même entre chrétiens !

 

Devant de telles difficultés, quelle est l'attitude des apôtres ? Ils invitent l'assemblée des disciples à s'organiser, ne voulant pas régler directement les problèmes : c'est à la communauté de le faire, mais ils suggèrent que pour le service des repas on institue des hommes à qui sera confiée cette responsabilité. Ainsi à côté des Douze, on voit naître une fonction nouvelle dans l'Eglise, un service qu'on pourrait appeler           « ministère institué » confié, après imposition des mains, à des membres de la communauté recevant ainsi l'Esprit-Saint qui assure l'unité dans l'Eglise, comme au jour de la Pentecôte. Déchargés de ce service des repas, les apôtres, ne voulant plus être ensevelis dans des tâches matérielles, même charitables, réaffirment l'essentiel de leur mission en restant  «assidus à la prière et au service de la Parole ».

 

Difficultés inévitables entre chrétiens, répartition des tâches au sein de la communauté, importance primordiale de la prière et de l'annonce de la Parole... ces trois enseignements de la première lecture, restent vrais pour nous en 2017. Il y aura toujours des crises dans l'Eglise, mais elles ne se résoudront pas sans que les laïcs prennent leur responsabilité et sans que les prêtres se réservent du temps pour prier et évangéliser.

 

Aujourd'hui aussi, nous avons un problème de nombre, mais c'est plutôt celui d'une diminution : moins de prêtres, moins de chrétiens. Comme l'ont fait les apôtres, nous avons à nous organiser autrement : ainsi un peu partout se fait une prise en charge par les laïcs de différentes tâches : la catéchèse et l’accompagnement des enfants et des jeunes ; l'accompagnement des adultes demandant le Baptême, l’Eucharistie, la Confirmation ; la préparation aux sacrements ; la réflexion chrétienne sur la vie quotidienne... et même les temps forts de prière en l'Absence du Prêtre. L'Esprit Saint suscite de nouveaux ministères et la vocation du Diacre permanent, restaurée par Vatican II, retrouve de l'importance. Peu à peu l'Eglise s'organise face aux problèmes d'aujourd'hui : elle retrouve comme une nouvelle jeunesse.

 

Ce rôle des laïcs dans l'Eglise, c'est précisément ce dont nous parle saint Pierre dans la deuxième lecture, en nous invitant à « être nous aussi les pierres vivantes » dans la construction de l'Eglise.

 

Alors quelle pierre suis‑je ? ou pour ici Léguevin, quelle brique suis-je ?

 

  • Suis‑je la pierre des bords du chemin sur laquelle immanquablement on vient butter et qui ralentit ainsi la progression des autres ?
  • Suis‑je le caillou qui n'a nulle prise et roule de‑ci de‑là au gré des coups qu'il reçoit et sur lequel il ne faudra pas compter pour une réalisation durable ?
  • Suis‑je la pierre aiguë qui blesse les doigts de celui qui voudrait s’en servir et qui se heurte ainsi à ma mauvaise humeur, mon impatience ou mon égoïsme ?
  • Suis‑je cette brique qui s'effrite dès que le maçon tente de la tailler pour mieux l'agencer, parce que je ne fais aucun effort pour consolider ma foi ?

 

  • Suis‑je au contraire cette pierre dure à tailler mais qui ne blesse pas l'artisan, pierre solide à souhait sur laquelle viendront s'agencer les autres pierres jusqu'à devenir l'Eglise, Peuple de Dieu dans laquelle on est heureux de se retrouver rassemblés dans l'amour de Jésus‑Christ, animés par l'Esprit Saint ?

 

Mais attention

Dans la paroisse, dans l'équipe, dans la communauté, je tiens bien ma place mais je ne tiens pas toute la place. Je suis bien à ma place, mais je cherche sans cesse à donner de la place aux autres.

C'est là tout un chemin de conversion personnelle et ecclésiale que je ne peux faire qu'avec le Christ, lui qui est « le Chemin, la vérité et la Vie ».

Publié dans Mot Père Philippe

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