Soyons « la bonne terre » !

Publié le par Paroisse Leguevin

Soyons « la bonne terre » !

ANNEE A / 15° Dimanche du Temps Ordinaire. Léguevin. 16 juillet 2017

 

 

Actuellement, ce n'est pas tellement le temps des semailles, c'est plutôt le temps de la moisson. Mais pour Dieu et pour nous, c'est toujours tout à la fois : et le temps des semailles et le temps de la moisson.

Remarquons d'abord que nous sommes tous des semeurs : les parents, dans le cœur de leurs enfants, s'efforcent de semer leurs pensées, leurs convictions, leurs habitudes, leurs conseils, leur affection... Les enseignants, les éducateurs sèment leur savoir et leurs idées dans l'esprit et le cœur de leurs élèves. Les écrivains, les journalistes, les responsables des médias sèment dans l'esprit de ceux qui les écoutent. Et nous tous, par nos réactions et nos conversations, nous sommes aussi des semeurs pour nos proches, en famille, au travail, et même pendant les vacances.

 

L'évangile d’aujourd’hui nous rappelle que le grand semeur est surtout Jésus, et que la semence est la Parole de Dieu, donc Jésus lui‑même. Il ne cesse de se donner à nous comme une semence de vie et de lumière, spécialement dans les sacrements. Jésus ne cesse de semer sa grâce dans nos cœurs pour éclairer nos consciences et nous inviter à aimer davantage nos frères. Il ne cesse de semer ses pardons pour nous relever et nous remettre en route quand nous sommes tombés. Il est vraiment le semeur de vie, d'amour et de lumière.

 

Et Jésus ne cesse de semer partout : là où il y a des pierres ou des ronces, et même là où la terre est piétinée par les passants. Car Jésus espère toujours que quelque chose se lèvera ; il sait qu'entre les pierres et les ronces qui encombrent nos cœurs, il y a quand même un peu de bonne terre, un peu de bonne volonté et de générosité. Alors, il sème partout, même dans le cœur des non chrétiens ; il voudrait tellement que les hommes découvrent le trésor, la perle précieuse qui transformera leur vie.

 

Et le terrain où Jésus sème aujourd'hui, c'est nous‑mêmes. Alors ! Quel terrain sommes‑nous ? Comment accueillons‑nous la semence de Jésus : ses paroles, ses appels, ses pardons, les signes de son amour ? Comment accueillons‑nous Jésus lui‑même ?

 

            La toute première condition pour accueillir ce que le Christ vient semer en nous, c'est d’avoir un cœur de pauvre, ce qui n’est pas si facile ! N'avons‑nous pas parfois le sentiment de posséder la vérité sur Dieu et la religion ? Il en est ainsi comme pour cette parabole du semeur, tant de fois entendue…  et ces récits de l'évangile, que nous pourrions presque réciter par cœur ! « Tout ça, ‑ avons‑nous tendance à dire ‑ c'est connu, nous en avons fait le tour depuis longtemps ... Nous n'avons plus rien à apprendre ! »

 

Si nous raisonnons ainsi, la parole de Dieu glisse sur nous ; les appels du Seigneur et ses lumières ne peuvent pénétrer en nous.

En revanche   

      • si nous nous efforçons d’avoir un cœur de pauvre,
      • si nous sommes convaincus que nous avons encore beaucoup à découvrir sur Dieu et sur ce qu'il attend de nous,
      • si nous sommes convaincus que la parole de Dieu a toujours du nouveau à nous apporter,
      • si nous avons le souci de chercher Dieu,

         alors

        • nous nous ouvrirons à lui,
        • nous écouterons sa parole et ses appels comme si c'était la première fois, avec un cœur tout

                       neuf, dépouillé de nos préjugés ou de nos idées toutes faites,

        • et à ce moment-là, les semences de Dieu seront comme l'eau qui pénètre dans la terre et la féconde, comme l'eau capable de faire fleurir les zones les plus désertiques de nos vies.

 

Demandons au cours de cette eucharistie de savoir, cette semaine, faire un peu le point, de savoir arracher        les épines qui empêchent la parole de germer et de fructifier.

Demandons au Seigneur de devenir de la bonne terre où sa Parole entendue aujourd'hui puisse germer et          porter beaucoup de fruits !

 

Publié dans Mot Père Philippe

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