Un trésor à notre portée !

Publié le par Paroisse Leguevin

Un trésor à notre portée !

ANNEE A.  17°  Dimanche du Temps Ordinaire. 30  Juillet 2017

 

 

« Le Royaume des cieux est comparable à un trésor caché. » Ne sommes-nous pas tous des chercheurs de trésors ?

            Très jeune, l’enfant cherche à compléter sa collection de petites voitures, de poupées « barbie » ou de ces mille babioles que le commerce met sur le marché. Et quelle joie quand un ado a enfin trouvé l’objet rare qui lui manquait ! L’adulte est ravi de trouver la pièce unique pour compléter sa collection.

            Toute notre vie se passe à chercher ce qui nous fait défaut, dans le travail ou les loisirs, dans notre savoir ou nos affections. Nous aspirons à un « mieux », à un « plus ». Toujours insatisfaits, nous tendons vers une perfection qui sans cesse se dérobe. La médiocrité nous déçoit. Et c’est tant mieux car nous sommes « à l’image de Dieu », faits pour un bonheur bien plus grand que ce que peut nous offrir la vie apparemment la plus réussie.

 

            Le trésor caché dans un champ et pour lequel le paysan de l’évangile vendra toutes ses autres terres, la perle rare pour laquelle le joaillier sacrifiera tous ses biens… sont images du Royaume de Dieu dont Jésus dit « qu’il s’est approché de nous ». Mais pour posséder ce Royaume, l’exigence est grande. Souvenons-nous de la parole de Jésus : « Pour avoir la vie éternelle en héritage…,dit-il au jeune homme riche, va, vends tout ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel ;   puis viens et suis-moi. » (Mc 10/21)

            Le jeune homme riche, en quête d’un sens à donner à sa vie, a entendu cet appel mais il n’a pas pu aller jusqu’au bout de l’idéal entrevu. L’évangile nous dit : « le jeune homme devint sombre et s’en alla tout triste car il avait de grands biens » (Mt19/16-22) Quel contraste avec le découvreur de trésor qui lui «dans sa joie va vendre tout ce qu’il possède et achète le champ. »

            De grands saints – un François d’Assise ou un Jean de la Croix – ont admirablement illustré les paraboles du trésor et de la perle. Ils ont vécu le dépouillement total et atteint, dès ici-bas, une joie à nulle autre pareille. Cependant ne nous y trompons pas : ne confondons pas le moyen et la fin. La joie n’est pas dans le dépouillement mais dans ce qu’il permet d’atteindre, l’intimité avec Dieu, en nous libérant de ce qui nous empêche d’aller à l’essentiel.

 

            Contrairement à ce qu’une lecture trop rapide des paraboles pourrait laisser croire, elles ne se situent pas dans la logique marchande mais dans la logique de l’amour. Les deux découvreurs de trésor qu’elles présentent sont des passionnés qui donnent valeur infinie à l’objet de leur attente. C’est pourquoi ce qu’ils sacrifient est, à leurs yeux, de peu de valeur.

 

  • Et nous ? Quel est l’objet ou le sujet de notre passion ? Quel est le trésor pour lequel nous serions prêts à tout abandonner ? L’argent ? Le succès ? Le confort ? Le pouvoir ? …
  • Et Dieu dans tout cela ? Combien de minutes consacrées à la lecture de sa Parole et au « cœur à cœur » de la prière dans nos journées si occupées ?
  • Et quand il nous faut choisir (car on fait constamment des choix !) quel souci avons-nous de sa loi d’amour qui faisait naguère les délices du Psalmiste chantant « De quel amour, j’aime ta loi, Seigneur ! » ?
  • Et quand Jésus vient à nous sous les traits du pauvre, du malade, de l’exclu, quel regard portons-nous sur lui ?
  • Prenons-nous au sérieux notre baptême qui nous a unis au Christ pour faire de nous des enfants de Dieu ?

           

            Le Royaume de Dieu s’est approché de nous. Il nous est offert et la joie nous est promise. Dieu disait naguère à Salomon : « demande-moi ce que tu veux et je te le donnerai. » Et celui-ci demandait « un cœur attentif pour discerner le bien et le mal ». 

            Si nous nous mettons dans la lumière de Dieu, nous apprendrons, nous aussi, à discerner le bien et le mal, à faire la lumière en nous. En acceptant l’amour que Dieu nous donne en Jésus, nous deviendrons capables de discerner le bien et le mal, nous apprendrons à aimer en vérité, à avoir un cœur attentif non seulement à Dieu mais aussi aux autres.   

Publié dans Mot Père Philippe

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