Marie, icône de l’Eglise !

Publié le par Paroisse Leguevin

Marie, icône de l’Eglise !

ANNEE A /  FETE DE L’ASSOMPTION .   Léguevin    15 Août 2017

 

 

  Dans ce texte, la joie est au rendez-vous.

  • Joie de Jean qui tressaille dans le sein de sa mère.
  • Joie de Marie qui exulte.
  • Joie d’Elisabeth devant sa cousine qui vient la visiter.
  • Joie de la rencontre. Joie démesurée de deux personnes qui croient à la parole du Seigneur. Ce qui leur a été dit n’est plus une promesse mais un accomplissement. Oui ! à Dieu tout est possible ! Magnifique est le Seigneur !
  • Cette joie de l’Assomption est partagée par beaucoup de chrétiens qui découvrent en Marie une parabole de l’Eglise, une icône de l’Eglise… la vie de Marie évoquant la vie de l’Eglise et sa mission…

 Retenons, aujourd’hui, trois attitudes de Marie notre Mère :

 

1° - Marie la Messagère  Marie, après avoir accueilli, au jour de l’Annonciation, la présence de Jésus en elle, court en porter la bonne nouvelle.

            Marie, en route vers ses cousins, est l’image de l'Église en chemin. Celle-ci n'est pas encore née ; elle ne le sera qu'à la Pentecôte. La Vierge porte en elle le Christ et elle assume déjà en germe la mission de la communauté chrétienne habitée par le Christ : le porter au monde. Marie est l'icône de l'Église servante de l'Évangile.

            La hâte de Marie dit l'empressement qui est ou doit être celui de l'Église, communauté pressée de porter la Bonne Nouvelle. L'exemple de la Mère de Dieu nous stimule. Il est urgent d'annoncer le Christ à notre temps.

 

2° - Marie la Priante  Le Magnificat est un chant d'action de grâces, une prière à la gloire de Dieu qui tient promesse et instaure un nouvel ordre des choses en Jésus‑Christ.

            A travers Marie, c'est encore l'Église qui célèbre les merveilles de Dieu. En effet, du sein de la Vierge monte déjà la louange du Christ à son Père. Le Magnificat est une liturgie où se célèbrent le salut et la vie apportés par le Fils de Dieu.

            A l'école de Marie, nous apprenons le goût et la joie de la prière en Église et dans le secret de nos coeurs. La Mère de Dieu nous enseigne la splendeur de la prière d'action de grâces, lumineuse de foi et de reconnaissance.

 

3° - Marie la Témoin  Marie aurait sans doute pu rester dans le recueillement et la contemplation du don qui lui était fait, du  don qui était fait au monde... Elle sort. Elle part. Elle marche. Elle ne peut garder pour elle Celui qui est sorti du Père pour venir jusqu'à nous.

            En cela encore, elle est figure et prémices de l'Église. Le rassemblement fondé par le Christ n'a pas pour vocation d'en rester là ; son destin est de sortir, de se risquer sur les routes humaines pour faire part à tout homme du salut et de la joie messianique. Une Église tournée vers elle‑même et cantonnée dans le cercle de ses organisations ne serait pas l'Église. Elle est, par nature et vocation, missionnaire.

            Marie nous entraîne en visitation. Oui, la fête de l’Assomption nous invite à nous laisser visiter à la manière d’Elisabeth par celle que Bernadette de Lourdes, sur les bords du Gave, appelait «  la belle Dame ». Nous laisser visiter par Marie, c’est nous mettre à son écoute, et contempler au travers de son regard et de sa vie, la vie du Christ lui-même. Nous laisser visiter par Marie, c’est nous laisser visiter par Dieu lui-même.

 

     Aujourd’hui, c’est bien la fête de la rencontre, la rencontre d’une mère avec ses enfants. 

     Marie notre mère se penche sur l’humanité, elle se penche sur nous avec beaucoup de Tendresse

     Acceptons d’écouter sa chanson et de lui sourire.

     Acceptons de lui pousser nos cris et de l’entendre crier avec nous.

     Puissions-nous comme elle espérer en la promesse de Dieu. C’est une promesse d’amour !

 

Publié dans Mot Père Philippe

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