Comme un feu brûlant dans mon cœur !

Publié le par Paroisse Leguevin

Comme un feu brûlant dans mon cœur !

ANNEE A / 22° Dimanche du Temps Ordinaire. Léguevin.  29 & 30 Août 2020

 

 

La première lecture nous présente Jérémie le prophète tenté de déserter, d'en finir avec la mission que le Seigneur lui avait confiée : vraiment, c'était trop dur, il n'en pouvait plus ! Mais voilà, Jérémie a été séduit par Dieu, au point qu'il y avait « comme un feu brûlant dans son cœur ». Cet amour est si fort qu'il ne peut y résister : il restera fidèle à sa mission, quoiqu'il arrive.

           Dans l'Evangile, nous suivons Jésus, en route vers Jérusalem. Il sent que tout va finir mal pour lui. Les autorités sont de plus en plus braquées contre lui : s'il poursuit sa mission jusqu'au bout, il lui faudra « souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes. » Il sera arrêté, jugé, condamné à mort, exécuté.

           Mais Jésus aime son Père et la mission qu'Il lui a confiée est sacrée ! Son amour pour son Père est « comme un feu brûlant dans son cœur » : il ira jusqu'au bout, librement par amour de son Père et de tous les hommes qui sont ses frères. Et il en avertit ses disciples pour que ceux‑ci n'en soient pas surpris.

          Mais Pierre ne comprend pas. Il s'imagine que le Messie va instaurer le Royaume de Dieu comme par un coup de baguette magique, ou par une sorte de grand miracle... Ce n'est que plus tard qu'il comprendra. Alors, son attachement, son amour pour Jésus deviendront «  comme un feu brûlant dans son cœur » qui le poussera à aller comme son maître jusqu'au bout, jusqu'à la prison et jusqu'au martyre.

 

Et nous, où en sommes-nous ?

 

          D'abord, chacun de nous, quelque soit son âge, sa condition sociale, ses idées... a reçu une mission particulière à réaliser pour le bien de tous, à travers différentes activités publiques, sociales, municipales, associatives... paroissiales et familiales ! Mais ne sommes‑nous pas un peu comme Pierre ! Ne rêvons‑nous pas d'une vie bien douce et paisible, bien confortable, sans grands efforts et surtout sans trop de sacrifices ! C'est pourquoi il nous est bon de bien écouter les paroles du Christ. « Si  quelqu'un veut marcher à ma suite, qu'il renonce à lui‑même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive. »

 

            Ainsi, comme le fit Jésus Christ, être proche des autres, se mettre à leur service, leur vouloir du bien, ce n'est pas facile tous les jours. Il y a souvent de l'incompréhension, du tiraillement et parfois même on est « exposé à la raillerie… à l'insulte et à la moquerie. »  

            Ne nous décourageons pas et n'oublions pas que, si la vie est un combat, elle est aussi une histoire d'amour. Laissons‑nous « séduire » par Jésus, comme Jérémie le fut par Dieu, comme Jésus lui‑même le fut par son Père, comme Pierre et tant de martyrs et de saints... le furent par le Christ.

            Leur amour pour Dieu, leur attachement à Jésus et à l'esprit de l'Evangile étaient pour eux « comme un feu brûlant dans leur cœur » qui les motivait, qui les poussait à aller toujours plus loin, à aller jusqu'au bout quoiqu'il arrive.

 

            On retrouve cette même passion dans tous les hommes de bonne volonté ‑chrétiens ou non‑ ayant le souci de ceux qui les entourent. Quand on croit en l'homme, quand on croit à l'autre, quand on aime vraiment, tout devient possible ! Et on réalise des prouesses quelque soit notre niveau de responsabilité dans la société, la commune ou la paroisse.

            Chrétiens ou non, que notre amour soit « comme un feu brûlant dans notre cœur » qui nous motive. Alors, pour nous, peu importent les épreuves, les fatigues, les échecs, les obstacles, les contradictions de toutes sortes, les moqueries de ceux que nous souhaitons aider. Nous marcherons toujours de l'avant, coûte que coûte même si le fardeau est lourd… mais nous aurons la joie d'être allé au bout de nous‑mêmes pour le bien de tous.

           

            Pour terminer, je reprends l’image d’un jeu intitulé « Qui perd gagne ». Les règles étant inversées, le perdant est en fait celui qui gagne la partie. Alors courage ! Ne désespérons pas ! Le Seigneur vient à mon secours et sa main droite me soutient :! (cf le psaume 62 / 8.9)

 

 

Publié dans Mot Père Philippe

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