« Dieu se fait proche de tous et se laisse trouver »

Publié le par Paroisse Leguevin

ANNEE A / 18° Dimanche du  Temps Ordinaire. Léguevin 01 et 02 Août 2020

 

 

Les textes de ce dimanche nous révèlent un Dieu qui se fait proche de tous et se laisse trouver.

 

Ainsi, Isaïe, prophète d’un Dieu de majesté, est aussi le témoin d’un Dieu proche, accessible et prodigue en bienfaits de tout genre. Il promet de donner gratuitement une nourriture et des breuvages de qualité supérieure, qui seuls peuvent rassasier le cœur de l’homme. Pour y avoir accès, il suffit de « prêter l’oreille » et « d’écouter » la parole-sagesse de Dieu, source intarissable de vie.

Aujourd’hui, avons-nous le souci d’être proches de Dieu en « fréquentant » sa Parole vivante et vivifiante ?

 

Le refrain du psaume décrit à merveille les largesses du Seigneur, qui donne abondance de « nourriture au temps voulu » et dont la « bonté » est non seulement « pour tous », mais aussi « pour tout ce qui vit ». Ce Dieu créateur et providentiel est aussi le Dieu libérateur et sauveur, car il est « tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour ».  La finale du psaume rejoint la proximité du Seigneur annoncée par le prophète Isaïe : « Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver, invoquez-le tant qu’il est proche ». (Is 55/6)

Aujourd’hui, avons-nous la certitude que Dieu est proche de nous et nous comble de ses bienfaits ?

 

Dans sa lettre aux Romains, la question que saint Paul soulève et la réponse qu’il donne s’appliquent à ceux qui accueillent l’amour du Christ et y trouvent la force, la lumière et le bonheur qui comblent leur vie. Paul ne croit pas pour autant que tout sera facile car il sait par expérience que la vie est parsemée d’embûches, de dangers et de détresses physiques et morales. Mais il garde la conviction, profonde et inébranlable que, grâce à l’amour du Christ et de Dieu, « nous sommes les grands vainqueurs ». Rien ni personne, ici-bas comme au ciel, « ne peut nous séparer de l’amour de Dieu », qui nous est donné dans le Christ.

Aujourd’hui, avons-nous conscience que l’amour de Dieu reçu au jour de notre baptême ne nous est pas enlevé ?

 

Cet amour de Dieu, Jésus lui-même, tout au long de sa vie, l’a fortifié en se retirant souvent « à l’écart », au désert ou sur la montagne pour prier le Père. Sa retraite, cette fois-ci, lui permet de donner une nouvelle impulsion à son ministère public, face à ces foules qui, voulant être proches de lui, n’hésitent pas à se déplacer de ville en ville, pour l’écouter et être rassasiées. 

Aujourd’hui, avons-nous cette ferveur de quitter notre maison pour être proches de Dieu au cours des eucharisties dominicales ?

 

Chaque messe, chaque eucharistie dominicale, nous permet de mesurer la proximité de Dieu à travers le don de son Fils. Aujourd’hui, Jésus donne sa vie pour nous, pour tous les hommes. La messe est un événement plus grand que la multiplication des pains, même si c’est moins spectaculaire, même si, pour certains, c’est un peu la routine.

Lorsque nous tendrons nos mains, nos pauvres mains, pour recevoir la nourriture de Dieu, nous pourrons penser que Jésus vient se faire proche de nous comme il était proche de la foule qui avait besoin de pain.

 

Seigneur Jésus, chaque dimanche, tu ouvres largement pour nous les trésors de ta parole et du pain eucharistique. Comme les foules d’hier, aujourd’hui encore, nous voulons te rencontrer, être proches de toi et écouter ta parole

Rappelle-nous que tes largesses ne sont pas un bien jalousement gardé pour quelques privilégiés mais sont le don de Dieu pour la vie du monde.

Manifeste-toi à nous comme celui qui vient apaiser notre soif de Dieu, lui qui se fait proche de tous et se laisse trouver !

 

                                                                                                     [Homélie largement inspirée des «  Cahiers Prions en Eglise » n° 269]

Publié dans Mot Père Philippe

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