Faiblesse et Force de la grâce

Publié le par Paroisse Leguevin

Faiblesse et Force de la grâce

ANNEE A . FETE DE LA TOUSSAINT. Léguevin. Sam. 31 Oct. – Dim. 1° Nov. 2020

 

 

Dans son Exhortation sur l’appel à la sainteté (19 mars 2018) le Pape François nous invitait à découvrir le meilleur que Dieu a déposé en chacun de nous. Pour chacun, il ne s’agit pas d’accomplir des choses extraordinaires mais de faire les petits actes ordinaires de façon extraordinaire. Et Jésus lui-même a expliqué avec grande simplicité ce que veut dire d’être saint, et il l’a fait quand il nous a enseigné les béatitudes que nous avons entendues aujourd’hui. « Elles sont, nous dit le Pape, comme la carte d’identité du chrétien […]  Il faut mettre en œuvre, chacun à sa manière, ce que Jésus déclare dans le sermon des béatitudes ». (Gaudete et Exsultate n° 63)

 

                En cette fête, il nous est bon de mettre en lumière le beau visage de celles et de ceux qui ont marqué notre histoire et la vie des chrétiens de tous les temps.

  • Ils ont donné leur cœur, leur temps, leur savoir, leur prière jusqu’à leur sang pour certains
  • Pendant que d’autres ne pensaient qu’à eux-mêmes, les saints avaient la passion de servir
  • Tandis que d’autres faisaient souffrir et mourir leurs semblables, les saints n’avaient qu’une obsession : panser les blessures du corps et du cœur, soulager, aider, faire vivre.

 

            Tous sont à l’œuvre parmi nous, le plus souvent incognito… Ils étaient fous d’un bonheur surprenant. C’est d’ailleurs à cela qu’on les reconnait si on en croit le dicton proposé par Saint François de Sales qui nous dit « qu’un saint triste est un triste saint » ! D’ailleurs le Pape signale que le « saint est capable de vivre joyeux et avec le sens de l’humour. Sans perdre le réalisme, il éclaire les autres avec un esprit positif et rempli d’espérance ». (Gaudete et Exsultate n° 122)

 

                Saints d’hier ou d’aujourd’hui, leur bonheur n’a rien d’une tranquillité béate. Ils sont « bienheureux », [« en marche » selon une traduction inspirée de l’hébreu], parce qu’ils ont découvert les sources de la vraie joie, la joie évangélique.

            Ils furent et sont encore parmi nous des gens souvent ordinaires, avec comme nous, des qualités et des défauts, parfois même de lourds « handicaps » physiques, moraux et spirituels à surmonter. Ils ne sont pas nés saints, ils le sont devenus. De tous les siècles, jeunes ou vieux, hommes ou femmes, de condition élevée ou modeste, connus ou inconnus… chacun a reflété dans sa vie le visage de Jésus ressuscité.

 

            Cette fête est aussi la nôtre, car chaque baptisé est appelé par Dieu à la sainteté. Pour être saint, il n’est p            as nécessaire d’être évêque, prêtre, religieuse ou religieux… mais de vivre avec amour dans nos occupations quotidiennes. Redonnons la parole à notre Pape François.

  • « Es-tu une consacrée ou un consacré ? Sois saint en vivant avec joie ton engagement.
  • Es-tu marié ? Sois saint en aimant et en prenant soin de ton époux ou de ton épouse, comme le Christ l’a fait avec l’Eglise.
  • Es-tu un travailleur ? Sois saint en accomplissant honnêtement et avec compétence ton travail au service de tes frères.
  • Es-tu père, mère, grand-père ou grand-mère ? Sois saint en enseignant avec patience aux enfants à suivre Jésus.
  • As-tu de l’autorité ? Sois saint en luttant pour le bien commun et en renonçant à tes intérêts personnels ». (Gaudete et Exsultate n° 14)

 

            Dans quelques instants, forts de l’amour de  « tous ceux qui nous ont précédés marqués du signe de la foi et qui dorment dans la paix », nous proclamerons ensemble notre foi au Dieu d’amour et puis nous prierons Dieu en union avec la «foule immense » de tous les saints et saintes anonymes ou pas qui, après avoir été étroitement unis au Christ dans leur vie et dans leur mort, sont maintenant associés à sa gloire auprès du Père.

 

            Merveilleuse fête de la Toussaint. La fête la plus proche de nous parce qu’elle est la fête de tous nos proches qui ont su reconnaître non seulement leur faiblesse mais aussi la force de la grâce de Dieu.  (Gaudete et Exsultate n° 34)

 

Publié dans Mot Père Philippe

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