Accueillir le Christ dans le plus petit.

Publié le par Paroisse Leguevin

Accueillir le Christ dans le plus petit.

ANNEE A / CHRIST-ROI  34ème DIM.  DU TEMPS ORDINAIRE. Léguevin 22 novembre 2020                      En période de confinement

 

Nous arrivons à la fin de l’année liturgique, et nous serions tentés de regarder dans le rétroviseur de notre année. Après de belles fêtes de l’Avent et de Noël, nous avons été attristés par la pandémie de Covid 19 qui a marqué notre Carême, la Semaine Sainte et la fête de Pâques… et continue de nous perturber.

            Pour certains ce fut une période d’isolement, d’épreuve, de fatigue, d’épuisement…  mais aussi de gestes de solidarité rendus aux personnes de notre quartier, de notre ville…

Privés d’accueillir le Christ en son Eucharistie, nous l’avons accueilli par notre attention aux soignants, aux malades, aux isolés…. « Ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » Cessons de revendiquer trop ostensiblement « le droit à la messe » .Actuellement, le lieu de nos vrais combats liturgiques doit sans doute plutôt être celui de l’accompagnement des malades et des mourants... victimes de la pandémie.

 

            Aujourd’hui, les textes nous demandent de contempler Celui qui est devant nous, Jésus Christ : Berger, il est celui qui prend soin de nous. Il veille sur nous car nos vies sont précieuses à ses yeux.

Ressuscité, il nous sauve par son mystère pascal : la mort n’aura pas le dernier mot.

Fils de l’homme, il est pleinement homme et pleinement Dieu, présent en chacun de nous.

Roi de gloire, il choisit l’humilité pour nous révéler le secret du Royaume. qui appartient aux plus petits.

 

            La première lecture et le psaume nous montrent Dieu accomplissant tout ce qu’on attend d’un berger. En plus de « veiller » sur ses brebis, il les « délivre » de la dispersion, les fait « paître » et « reposer ». La brebis qui est perdue, il la cherche et il prend soin de celle qui est blessée ou malade. Le Christ est vraiment comparable au bon berger-roi qui, à la fin des temps, jugera « entre brebis et brebis, entre les béliers et les boucs ».

           

            Devant un tel berger, le psalmiste nous redit la confiance absolue que nous pouvons lui accorder : « Je ne manque de rien » et je ne crains pas pour l’avenir car je sais que mon berger me « conduit par le juste chemin » et me fera traverser « les ravins de la mort ». De plus n’est-il pas « l’hôte » qui me prépare « une table » et m’offre une « coupe débordante » ! Bref, je me dois de me laisser habiter par la présence du Dieu berger.

           

            Avec Saint Paul, la Royauté du Christ ne s’appuie pas sur l’image du berger, mais sur le fruit de sa résurrection d’entre les morts. Le Christ, pour ce retour auprès du Père, remet « le pouvoir royal à Dieu son Père » qui, à son tour, le rend victorieux de « tous ses ennemis » y compris « la mort »

 

            Dans l’évangile, pour ce retour glorieux lié au jugement universel, Jésus reprend à son compte l’image du berger et de ses brebis. Ce berger royal donne à ses brebis « le Royaume en héritage », parce qu’elles ont su accueillir les « plus petits de ses frères », affamés assoiffés, étrangers, nus, malades ou en prison ; et ce, de façon tout à fait désintéressée, sans même savoir qu’elles accueillaient le Christ lui-même. Quant aux boucs, ils sont voués « au châtiment éternel », faute d’avoir fait preuve d’humanité et de compassion envers ces « plus petits », si chers à Jésus et auxquels il s’identifie.

 

            La phrase importante de ce dimanche : « Chaque fois, que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait ». nous permet de terminer avec une prière de sainte Thérèse d’Avila :

 

« Maintenant, le Christ n'a pas d'autre corps sur terre que le vôtre,

ni d'autres mains que les vôtres,

ni d'autres pieds que les vôtres.

C'est par vos yeux que s'exprime la compassion du Christ pour le monde;

par vos pieds qu'il s'en va faire le bien;

par vos mains qu'il va bénir aujourd'hui l'humanité »

                                                              Ste Thérèse d'Avila....

 

Publié dans Mot Père Philippe

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