Le bon pasteur, le vrai berger !

Publié le par Paroisse Leguevin

Le bon pasteur, le vrai berger !

ANNEE B.  04° Dimanche de Pâques. Léguevin   25 Avril 2021

 

Jésus, en bon observateur de son temps, connaissait l'inquiétude des bergers auxquels il manque une brebis, et voyait leur joie quand ils l'avaient retrouvée. Il s'est identifié à cette image, si biblique, du bon berger qui « connaît et aime ses brebis », au contraire du « berger mercenaire » qui fait ce travail pour gagner un salaire et n’a pas envie de risquer sa vie.

 

En écrivant son évangile, saint Jean pense inévitablement à son époque, où des responsables d'Eglises locales assuraient mal leur responsabilité. Les uns répandaient des doctrines erronées concernant Jésus‑Christ ; d'autres estimaient que le vrai responsable de l'Eglise était l'évêque de Jérusalem et non celui de Rome ; d'autres encore avaient fui leur charge dès les premières persécutions.

 

Si l'Eglise a conservé cette parabole et la propose, c'est parce qu'elle parle toujours du Peuple de Dieu, de ses besoins, de ses attentes. Elle nous permet de mieux approcher ce qu'est la vocation, en cette 58ème .journée mondiale de prière pour les vocations.  

Je me souviens qu'après avoir témoigné de mon appel par Dieu, un jeune me demanda sur un ton angoissé : « Ça pourrait m'arriver que Dieu m'appelle ? ». Visiblement la vocation n'était pas pour lui une Bonne Nouvelle, encore moins une invitation amicale, et surtout pas la perspective d’une vie épanouie. Pour lui, c'était une sorte d'impératif qui viendrait briser son désir de vie et de bonheur. Il n'en voulait pas ; il en avait peur. Dommage ! « La joie d’être prêtre » est possible !

 

Dieu nous respecte trop pour user envers nous de comportements qui nous heurtent, nous angoissent ou nous font peur. En Jésus, Dieu a montré combien son appel est apaisant, porteur de joies et respectueux de notre liberté : le jeune homme riche resta libre de refuser ce que Jésus lui proposait...

 

  •  C’est peut être au vu des besoins de l'Eglise, que je peux me sentir appelé.
  •  C’est peut être aussi en prenant conscience que je suis aimé de Jésus‑Christ, que je peux désirer engager ma vie à son service et au service de son peuple.

Il s'agit toujours d'un questionnement, d'un désir qui vient de nous, en réponse à un amour qui nous précède. Dieu suscite, mais son amour est tellement discret et respectueux qu'il faut parfois beaucoup de temps pour le percevoir... et surtout y répondre, même si l’appel a été perçu dès l’âge de 8 ans lors de la première communion.

 

Dans ce processus de vocation, le rôle du Peuple de Dieu, des familles et des communautés chrétiennes est primordial.

 

  •  Si dans une famille on ne respecte pas Dieu et l'Eglise… si on se moque des chrétiens et si la critique est aisée vis-à-vis des prêtres… il sera bien difficile à un jeune d'envisager d'être prêtre, à moins d'avoir l'étoffe d'un héros !
  •  Si dans les communautés chrétiennes on n'a de « communauté » que le nom…  si les chrétiens font preuve d'incompréhension, n'hésitant pas à critiquer les prêtres et à exiger d'eux ce qui les arrange bien… là aussi, il sera difficile à un jeune d'envisager d'être prêtre, à moins d'avoir l'étoffe d'un héros !

 

En ce dimanche, journée mondiale de prière pour les vocations, les jeunes ont des « questions qui méritent une réponse » -Thème de 2021 pour la France- C’est en étant écoutés dans leurs aspirations et dans leurs doutes que les jeunes prennent conscience de leur appel à traverser l’existence avec le Christ.

Lors de la Journée mondiale de l’an dernier, le pape François affirmait : « C’est le Seigneur qui nous indique le rivage vers lequel aller. Alors qu’il nous appelle, c’est lui qui se fait aussi notre timonier pour nous accompagner, nous montrer la direction, nous empêcher de nous échouer dans les écueils de l’indécision et nous rendre même capables de marcher sur les eaux agitées. »

Comme les brebis, soutenus par leur berger, le bon, le vrai, le seul, l’unique pasteur…comme les brebis sont rassemblés en un seul troupeau pour atteindre les bons alpages, les chrétiens ont besoin les uns des autres pour répondre à leur vocation. Prions donc les uns pour les autres et plus particulièrement pour les jeunes qui veulent marcher à la suite du Christ.

 

Publié dans Mot Père Philippe

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