Demeurer dans le Christ, la Vraie Vigne

Publié le par Paroisse Leguevin

Demeurer dans le Christ, la Vraie Vigne

ANNEE B. 5° Dimanche de Pâques. Léguevin. Dimanche 02 Mai 2021                    

 

A Pâques, nous avons célébré Jésus ressuscité, vivant au milieu de ses apôtres et source de Paix. Dimanche, dernier, nous avons contemplé Jésus comme notre berger, le Bon Pasteur qui nous conduit vers le Père.

            Aujourd'hui, notre réflexion est encore plus profonde : Jésus en qui nous croyons, n'est pas quelqu'un d'extérieur à nous. Jésus n'est pas seulement notre guide, notre compagnon, notre ami ou notre frère. Il est en nous, il demeure en nous, il est vivant en nous. Il est notre vie et il nous fait vivre de sa vie divine. Il est la Vigne et nous sommes les sarments.

 

Être chrétien, ce n'est pas seulement affirmer l'existence de Jésus, fils de Dieu, sauveur, mort et ressuscité. Etre chrétien, c'est vivre, dès cette terre, de la vie même de Dieu communiquée par le Baptême, alimentée par l'Eucharistie, renforcée par la Confirmation et retrouvée après le péché par le sacrement de la Réconciliation. Un chrétien est celui qui, en permanence, reçoit de Jésus ressuscité cette sève de vie divine que l'on appelle la grâce et qui nous rend saints à l'image de Dieu.

 

Au jour de notre baptême, nous avons été branchés, greffés sur Jésus-Christ, devenant éternellement membres de Jésus-Christ, prêtre, prophète et roi. Par lui, c'est sa vie divine, sa vie surnaturelle qui passe désormais en nous, et ainsi nous pouvons porter du fruit. Jésus l'affirme sans ménagement: « En dehors de moi, vous ne pouvez rien faire ».

 

En effet, nous ne pouvons rien faire dans l'ordre de la sainteté : il suffit de relire les Béatitudes et le Sermon sur la montagne. Sans la grâce de Jésus, qui peut garder le coeur droit ? Qui peut tendre la joue gauche ? Qui peut vendre tout ce qu'il a pour le donner aux pauvres ? Qui peut pardonner jusqu'à 7 fois 77 fois ? Qui peut « aimer non pas en paroles ni par des discours, mais par des actes et en vérité » ?

 

Ainsi donc, Jésus désire ardemment se lier, s'identifier, faire corps avec ses disciples d'hier, mais aussi ceux d'aujourd'hui, comme les sarments sont liés au cep de vigne. Pour nous, il nous est demandé de « demeurer » dans le Christ et de porter des fruits en abondance.

            Allons‑nous refuser tant de grâces, tant de vie surabondante, en refusant de nous livrer à cet amour dévorant du coeur de Jésus par l'intermédiaire des sacrements et plus particulièrement de celui de l'Eucharistie !

 

« Moi, je suis la Vigne, nous dit Jésus, et vous les sarments : celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, et il ajoute, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire ». Mais l'inverse aussi est vrai : la vigne a besoin des branches pour porter du fruit. En un sens, Dieu a besoin des hommes. Il a besoin de nous pour que sa vie produise dans le monde des fruits quotidiens d'amour, de justice et de paix.

Une vie d'homme, de femme, de jeune, de prêtre, de diacre ou de personnes mariées… une vie liée à la grâce de Dieu, cela produit des fruits merveilleux de sainteté qui sauvent le monde de leur temps : voyez un saint Vincent de Paul, une mère Térésa, un Père Maximilien Kolbe, une sainte Germaine de Pibrac. Comme eux, enfants de Dieu, nourris de l'Eucharistie, nous sommes des bâtisseurs du Royaume de Dieu là où nous sommes, porteurs de Paix, d'Amour, de Joie et d'Espérance

 

En ce mois de mai, tournons-nous vers Marie, Mère de l’Eglise et Mère de notre foi, en priant : N’est-elle pas celle qui a su demeurer dans l’amour de Dieu au cœur de sa vie et de ses difficultés ?

« Ô Mère, aide notre foi ! Ouvre notre écoute à la Parole, pour que nous reconnaissions la voix de Dieu et son appel. Eveille en nous le désir de suivre ses pas, en sortant de notre terre et en accueillant sa promesse. […]

Ô Marie, aide-nous à nous confier pleinement à Dieu, à croire en son amour, surtout dans les moments de tribulations et de croix, quand notre foi est appelée à mûrir.

Sème dans notre foi la joie du Ressuscité. Rappelle-nous que celui qui croit n’est jamais seul » comme le sarment porte du fruit car il demeure dans le Christ, la Vraie Vigne .  (Pape François. Lettre encyclique Lumen Fidei de 2013  n°60)

 

 

Publié dans Mot Père Philippe

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