Marie ! Mère de Dieu et Mère de l’Eglise !

Publié le par Paroisse Leguevin

Marie ! Mère de Dieu et Mère de l’Eglise !

ANNEE B / ASSOMPTION. Léguevin. Dimanche 15 Août 2021

 

Alors que l’Assomption est une des fêtes les plus populaires du calendrier, les évangiles sont très discrets sur Marie. Ils nous font voir en elle une jeune palestinienne de Nazareth, fiancée à un charpentier de la lignée de David.

 

  • Une femme comme toutes les autres de son village de Nazareth et que nous devinons bonne ménagère, rendant service et n'hésitant pas à se mettre en route pour visiter et aider sa vieille cousine Elisabeth fatiguée par une grossesse tardive.
  • Une juive fidèle, respectueuse des obligations rituelles pour la naissance de son enfant et fidèle aux pèlerinages à Jérusalem distant de 4 jours de marche depuis Nazareth.
  • Une mère inquiète lorsque son fils paraît s'égarer à 12 ans et qu’elle retrouve auprès des docteurs de la Loi (Luc 2/46). Plus tard, son inquiétude sera toujours aussi vive quand la mission de son Fils le lance sur les routes de Palestine.
  • Une parente que l'on invite aux noces de Cana et qui se montre attentive aux besoins des convives en suggérant aux serviteurs de « faire tout ce que Jésus leur dira ». (Jean 2/5).
  • Une mère douloureuse mais courageuse et debout au pied de la croix où son fils agonise. (Jean 19/25)
  • Bref une femme et une mère, semblable sur bien des points à toutes les femmes et toutes les mères de son temps et de son pays !

 

Or c'est cette femme qui est saluée comme aucune femme ne le fut jamais, comme aucune autre ne le sera. N’est-elle pas «bénie entre toutes les femmes » ? C'est cette femme en qui Elisabeth « remplie de l'Esprit Saint », reconnaît « la mère de son Seigneur ». (Luc 1/41-43)

 

L'aventure de Marie est inouïe : le « Oui » tellement radical qu'elle prononce à l'heure de l'Annonciation l'associe, à un degré unique à l'incarnation du Fils de Dieu. Elle lui donne sa chair, le nourrit de son lait, lui prodigue tous les soins, toute l'attention que réclame un enfant, puis un adolescent. Elle lui donne non seulement sa religion, mais surtout elle lui partage sa foi. Marie est vraiment la mère de Dieu, qui initie peu à peu son fils à sa mission de Messie.

 

Cette mission, en retour, fait que peu à peu le fils Jésus façonne sa mère pour en faire la mère de l'Eglise. Progressivement, en effet, Jésus met Marie à distance en rappelant que « ses frères et sa mère sont ceux qui font la volonté de son Père » (Matthieu 12/49-50) ; il célèbre en elle la foi la plus pure en proclamant bienheureuse, « celle qui écoute la Parole de Dieu et qui l'observe » (Luc 8/21); enfin il la constitue mère des disciples : « femme voici ton fils » dit‑il en lui désignant l'apôtre fidèle au pied de la croix. (Jean 19/26

 

Marie, mère de Dieu, Marie, mère de l'Eglise !

 

C'est le sens même de la fête de l'Assomption qui nous enseigne que le Seigneur fit pour Marie des merveilles. C'est bien là le mystère de Marie tel qu'elle l'exprime dans le Magnificat. Marie y célèbre la grandeur de Dieu « penché sur son humble servante ». Si tout homme, tout chrétien se reçoit de Dieu, c'est encore plus vrai de Marie. Elle est si transparente devant Dieu que rien en elle ne peut faire obstacle à l'action de l'Esprit Saint. Un beau texte conciliaire dit de Marie que « unie à son Fils par un lien étroit et indissoluble, elle est la fille de prédilection du Père et le sanctuaire du Saint Esprit, don exceptionnel de grâce qui la met bien au‑dessus de toutes les créatures ». (Lumen Gentium. Eccl.53)

 

Terminons notre réflexion par le paragraphe du Pape concluant son exhortation sur l’appel à la Sainteté :

     « La Vierge Marie est la sainte parmi les saints, la plus bénie, celle qui nous montre le chemin de la sainteté et qui nous accompagne. Elle n’accepte pas que nous restions à terre et parfois elle nous porte dans ses bras sans nous juger.

     Parler avec elle nous console, nous libère et nous sanctifie. La Mère n’a pas besoin de beaucoup de paroles, elle n’a pas besoin que nous fassions trop d’efforts pour lui expliquer ce qui nous arrive. Il suffit de chuchoter encore et encore : « Je vous salue Marie… »   (Gaudete et Exsultate N° 176)

Publié dans Mot Père Philippe

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