Grandeur du couple et du mariage !

Publié le par Paroisse Leguevin

Grandeur du couple et du mariage !

ANNEE B / 27° Dimanche du Temps Ordinaire. Léguevin.  02 et 03 Octobre 2021

 

La première lecture et l’évangile entendus aujourd’hui font partie des textes proposés aux fiancés qui préparent leur mariage ! Comment accueillent-ils ces textes ?

 

Ce qui les frappe d'abord, c'est la phrase de la première lecture : "Dieu dit : il n'est pas bon que l'homme soit seul". Dieu recherche donc ce qui est bon pour l'homme, ce qui est bon pour la femme. Tout le récit de la création qui précède était d'ailleurs une hymne à la bonté de Dieu : "Dieu vit que cela était bon !". Cette phrase revient tout au long du premier chapitre de la Genèse comme un refrain.

Ni l'homme ni la femme ne se construisent tout seuls. Sauf cas de vocation exceptionnelle, l'homme et la femme ont besoin l'un de l'autre pour s'épanouir dans tous les domaines : physique, psychologique, affectif, intellectuel, spirituel... L'homme et la femme n'ont pas la même façon de voir, de juger, de sentir, de s'exprimer ; ils sont faits pour se compléter mutuellement ; leurs différences sont un véritable enrichissement pour le couple, lorsque chacun accepte de s'ouvrir à l'autre, de le comprendre, de le découvrir. L'être complet, ce n'est ni l'homme ni la femme, c'est le couple. Et le MARIAGE est l'institution privilégiée de cette vie de dialogue et de relation.

 

La seconde phrase qui frappe les fiancés est : "L'homme s'attachera à sa femme". S'il n'est pas bon que l'homme soit seul, il n'est pas question pour autant de n'importe quel genre de compagnie. C'est dans l'attachement mutuel, c'est‑à‑dire dans l'amour vrai et sincère, que l'homme et la femme trouveront leur épanouissement, leur plénitude.

L'homme, comme la femme, a besoin d'aimer et d'être aimé. Nous sommes faits pour cela. Nous ne pouvons grandir et nous réaliser nous‑mêmes que dans l'amour. Dieu qui est amour a fait l'homme à son image. Si donc pour Dieu, vivre c'est aimer, pour nous aussi les humains vivre c'est aimer. Le MARIAGE est l'institution privilégiée où l'homme et la femme peuvent aimer et être aimés et parvenir ainsi à l'unité dont ils rêvent l'un et l'autre.

 

Enfin, la troisième phrase qui frappe les fiancés est : " Tous deux ne feront plus qu’un. " Cette unité, elle n'est jamais définitivement réalisée ici bas, car les époux évoluent tout au long de leur vie. Leur tempérament change, leur personnalité se transforme, leurs conditions de vie évoluent, la venue des enfants vient bousculer bien des choses dans la vie du foyer.

Le couple est donc un organisme vivant qui n'est jamais figé. L'amour non plus ne doit pas se figer. Ses expressions évoluent avec l'âge. Au fond, on n'a jamais fini d'aimer, on n'a jamais fini de se marier, de s'aimer, de s'attacher l'un à l'autre. L'amour des époux a besoin sans cesse de se renouveler, de se rajeunir. Oui, Dieu est pour l'amour de l'homme et de la femme, pour un amour toujours plus complet, plus profond, pour un amour vivant qui se renouvelle sans cesse grâce au sacrement du MARIAGE.

 

Et pourtant, depuis quelques années en France, le nombre des mariages a diminué, le nombre des divorces s'accroît, le nombre des personnes seules augmente, ainsi que le nombre de familles où les enfants se trouvent privés soit de leur père, soit de leur mère.

Comment s'étonner de voir l'Eglise réagir ? Non pas en brandissant une loi morale ou un interdit, mais en rappelant ce qui est bon pour l'homme, pour la femme et les enfants, en fidélité à la Parole de Dieu et à la nature profonde de l'être humain.

 

Oui, l'Eglise est pour l'amour vrai, pour le mariage contracté entre un homme et une femme… l’Eglise est pour la vie et le respect de la vie... pour le droit à l'enfant à être aimé par un père et une mère qui s'aiment. L'Eglise est pour la fidélité mutuelle de l'homme et de la femme et pour l'épanouissement dans une vie de famille aimante et unie.

C'est cela qui est bon pour l'homme, pour la femme et les enfants. Tel est le projet de Dieu dans son amour pour nous.

 

 

Publié dans Mot Père Philippe

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