L’Espérance peut revenir !

Publié le par Paroisse Leguevin

L’Espérance peut revenir !

ANNEE B    33° Dimanche du Temps Ordinaire.  Léguevin. 13 et 14  Novembre 2021

Journée Mondiale des pauvres.

 

Le texte de l’Evangile nous laisse perplexes et nous inquiète avec ses images spectaculaires de catastrophes cosmiques… Nous ne comprenons pas bien la signification de ces mises en scène de fin de monde, même si nous savons que ces images appartiennent au langage biblique apocalyptique. Au-delà du genre littéraire qui veut nous secouer, c’est une Bonne Nouvelle qui nous est annoncée. « Le Fils de l’Homme va venir dans les nuées avec grande puissance et avec gloire ». Il faut être prêt à l’accueillir.

 

            Si nous sommes tentés de nous laisser endormir par la facilité… les événements contemporains nous réveillent. Les tempêtes, les pollutions maritimes, les atteintes à notre environnement planétaire, le spectre des maladies qui hante  notre nourriture elle-même… les scandales en tout genre, les méfaits de la pandémie de la Covid-19… tout brise notre espérance en Christ Sauveur du monde ! … La vie du monde, de l’Eglise et de nos familles nous permet-elle de chanter «  Si l’espérance t’a fait marcher » (G 213) devant nos fragilités ?

  • Fragiles sont notre économie moderne et notre technologie avancée 
  • fragile notre santé en butte à de nouvelles maladies
  • fragiles nos relations humaines et l’amour de nos familles 
  • fragile notre équilibre social avec tant de personnes humaines exclues, abandonnées à leur pauvreté, à leur exclusion, à leur isolement, à leur famine…

 

            Presque chaque jour, ne voyons-nous pas des gens qui malheureusement ne tiennent pas sous le choc de ce qui leur arrive ?

            Sommes-nous préparés - non à la fin du monde, en principe improbable dans l’immédiat - mais à la fin des « petits mondes » où nous sommes installés ? Nous vivons dans l’illusion du définitif. Nous présumons que nos habitudes de vie, nos structures économiques et sociales, nos constructions matérielles… ne seront pas remises en cause et vont perdurer indéfiniment. En réalité, nous évoluons dans le provisoire… et nous ne sommes même pas sûrs du lendemain. L’appel du Seigneur à la vigilance est à prendre au sérieux. « Restez éveillés et priez en tout temps » avons-nous entendu au moment de l’Alléluia.

 

            Le message évangélique nous invite à une attente optimiste. Le figuier, arbre fruitier apprécié et omniprésent en Israël, fournit à Jésus le thème d’une parabole adoptée à son propos. L’apparition de ses bourgeons et de ses premières feuilles au printemps est le signal infaillible de la venue de beaux jours et « que l’été est proche ».

            Oui, le règne de Dieu est en train de gagner. Mais que faisons-nous pour qu’il grandisse ? Au lieu de nous mettre à la place du Père - qui seul connaît le jour et l’heure -mettons-nous à notre place qui est de vivre, de construire, ici et maintenant, ensemble, une communauté plus juste, plus aimante, plus fraternelle…

 

            Nous connaissons le proverbe : « Un arbre qui tombe fait plus de bruit qu’une forêt qui pousse ! » Au lieu de ne percevoir que les craquements de notre planète… tendons l’oreille aux poussées de vie et d’amour. Repérons tous ces gens qui se mettent au service des pauvres dans les associations chrétiennes ou autres pour reconnaître à chacun sa dignité ... Repérons tous ceux et celles qui travaillent pour la paix, pour la justice…  Ces gestes de don de soi ne font pas de bruit ; on n’en parle pas beaucoup mais ils sont les « bourgeons » qui annoncent l’été du monde et du Royaume de Dieu.

            Devant les grandes détresses, devant l’ébranlement des puissances célestes, Jésus nous donne cette indication consolante : « Sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte ». Avec lui, c’est toujours la vie qui gagne à la fin.

            Faisons nôtre la prière dite par le prêtre après le Notre Père : « Délivre-nous de tout mal, Seigneur, et donne la paix à notre temps... rassure-nous devant les épreuves en cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets et l’avènement de Jésus Christ, notre Seigneur ». 

 

Publié dans Mot Père Philippe

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