Une gratuité qui accueille !

Publié le par Paroisse Leguevin

Une gratuité qui accueille !

ANNEE C. 04° Dimanche de l’Avent. Léguevin.  18 et 19 Décembre 2021

 

En ce dimanche toute proche de Noël, quand nos cœurs sont prêts à contempler le Seigneur Jésus dans l'humble crèche où Marie va déposer son nouveau‑né, regardons Élisabeth et Marie ; elles nous apprendront à accueillir dans la gratuité la paix que Dieu nous donne.

 

            Deux routes se croisent ici. Deux femmes si proches et si différentes, même si un lien de parenté les rapproche. Mais leur parenté profonde c'est leur même attente passionnée des promesses de Dieu à son peuple que nous venons d'entendre dans la première lecture. Oui, deux femmes profondément croyantes. Deux femmes d'espérance. Leur confiance en Dieu est totale. Elles sont prêtes à engager leur vie pour lui s'il le demande, attentives aux signes que l'Esprit leur donnera.

 

            L'aînée, c'est Élisabeth. Une épreuve douloureuse a marqué sa vie. Elle ne pouvait avoir d'enfant. On l'appelait « la stérile ». C'était « sa honte », comme elle dit elle‑même en reconnaissant que « le Seigneur a posé son regard pour effacer ce qui était ma honte devant les hommes » (Luc 1/25). Maintenant, c'est dans le silence, la prière et l'action de grâces, dans le secret de Dieu qu'elle attend la naissance de son enfant qui sera nommé Jean le Baptiste.

            La plus jeune, c'est Marie. Sa vie aussi vient d'être bouleversée. Dieu lui a demandé d'être la mère du Messie et de lui consacrer toute sa vie. Elle a dit « Oui ». Et maintenant elle se hâte vers le signe que le messager de Dieu lui a donné : «Dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n'est impossible à Dieu ». (Luc 1/36)

 

            Et voici qu'il est donné à ces deux femmes le plus grand signe d'espérance que l'Esprit puisse donner au monde : le tressaillement de la vie dans le sein d'une mère. Alors jaillit le grand cri d'Élisabeth : «Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni ». Et en écho, répondra la merveilleuse action de grâces de Marie, le « Magnificat » des croyants. Oui, l'amour de Dieu est plus fort que tout orgueil et toute haine au coeur des hommes. Oui, seul l'amour de Dieu donne la paix aux hommes.

 

Cette page de l'évangile exprime merveilleusement la joie et le bonheur de la rencontre entre croyants et du partage de la Bonne Nouvelle reçue. Comme si, dès le premier chapitre de son livre, saint Luc voulait nous dire : ce qui fait la communauté des disciples de Jésus, leur témoignage le plus fort… c’est la joie partagée, le bonheur de pouvoir se rencontrer et se dire entre frères que Dieu nous aime, qu’Il nous a sauvés, qu’Il nous a donné la paix à travers son Fils bien-aimé.

 

Frères et sœurs, après avoir entendu, durant le mois de décembre, que l’Avent était un temps pour s’asseoir et écouter…  un temps pour marcher dans l’Espérance…  un temps pour servir et prendre soin de la fragilité… aujourd’hui il nous est présenté comme le temps de la gratuité qui accueille !

            Dans sa lettre encyclique « Fratelli Tutti » au n° 140, le pape nous donne une piste intéressante de cette gratuité : « Nous avons reçu la vie gratuitement, nous n’avons pas payé pour l’avoir. Alors nous pouvons tous donner sans rien attendre en retour, faire du bien sans exiger autant de cette personne qu’on aide. C’est ce que Jésus disait à ses disciples : ‘Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement’(Mt 10/8) »

           

            Concrètement pour nous, durant cette semaine, prenons exemple sur Marie :

  • Admirons sa foi, son silence méditatif, sa manière de faire exactement ce que Dieu attend d’elle
  • Regardons-la et prions-la de nous aider à bien comprendre Jésus, à entendre ses appels, à aller jusqu’au bout de ce qu’il nous demande en ce moment  [selon Père André Sève]
  • Prenons le temps de considérer l’autre avec bienveillance, avec amour
  • Révélons la paix, l’amour qui est en l’autre comme la paix, l’amour qui est en chacun de nous

 

Publié dans Mot Père Philippe

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