HISTOIRE DE CLOCHES ...

 

travaux2CURE DE RAJEUNISSEMENT (suite)

 

Après quelques 40 jours de travaux, les toitures du chœur et des chapelles ont fait leur conversion et ont retrouvé une allure de jeunesse …

C’est au tour de la nef de connaître le même régime : échafaudages, dépose et repose des tuiles

 Le clocher, quant à lui, en toute majesté et du haut de ses 21 mètres, continue à veiller sur la commune depuis le XIV° siècle… imperturbable. Cependant il a connu des mésaventures du fait de celles qu’il abrite avec tant d’amour.

Servant de beffroi, il a été construit à moitié par les habitants, à moitié par les Chevaliers de Malte. Les archives ne nous disent pas dans quel sens a été faite la séparation…
A vous, lecteurs, de trancher ! 

 

egliseN-BLes années 1792-1794, entre les rigueurs de l’hiver et celles de la Terreur, dépouillent le clocher de trois cloches réquisitionnées pour être transformées en canon.

C’est en 1822, que lui sont ajoutées les 3 Croix à fleur de lys, faisant ainsi honneur à la Royauté. L’année suivante, sont construits un auvent pour protéger les cloches du niveau inférieur et un porche pour renforcer et assainir la base salpêtreuse du clocher. Ce porche sera démoli en 1967.

 

En 1844, l’Abbé Espinasse fait mention de « l’abat-vent qui tombe de vétusté et aurait un grand besoin d’être remplacé par un neuf ; car depuis que son état de vieillesse ne lui permet plus de servir à sa destination, l’eau des averses, si fréquentes, en été dans nos Campagnes, a pourri le plancher que cet abat-vent recouvrait, d’où il résulte qu’une partie de la voute de la nef reçoit ces eaux qui l’endommagent notablement».  (1) 

 



En 1881, année de la Mission « on rénova et compléta le carillon du clocher qui ne comportait plus que trois cloches, dont une, la petite haute en pignon, datant de 1769, était hors d’usage. Elle était une rescapée de la Révolution. En effet, au printemps 1794, à l’époque de la Terreur, on avait réquisitionné les cloches pour les transformer en canon. Cependant, la plus petite était restée en place car personne n’avait eu l’audace d’y accéder et une autre avait été conservée comme cloche communale. En 1825, peu de temps avant de mourir, le sieur CLAVERY, Officier de Santé à la retraite et Maire en 1794 (celui-là même qui avait fait déposer les cloches) avait offert ‘celle qui donne le Do’. musique.jpgEn 1843, un propriétaire terrien de Léguevin, Monsieur DARDENNE (il sera maire en 1854) avait offert ‘celle qui donne le Ré Bémol’. La vieille cloche, refondue et baptisée Pauline, donnera le ‘Sol’. L’une des deux nouvelles, baptisée Jacquette, ‘donnait le Si d’en bas’ et l’autre cloche, baptisée Marie, ‘le Si d’en Haut’.
Elles furent bénies le dimanche 20 Juin 1881 »
(2)

 

Il est difficile avec seulement 5 notes de pouvoir entendre des morceaux harmonieux…..
A vous les musiciens de trouver une belle mélodie !

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(1) Livre des Délibérations du Conseil de Fabrique de 1817 à 1862

(2) Michel ARAGON dans Léguevin Informations Numéro 59 de Juin 1999

 

PhCh  Léguevin 07.03.2011