Le GPS de notre vie !

ANNEE A  02° Dimanche de Carême. Léguevin. 15 et 16 Mars 2014

 

De plus en plus de voitures possèdent un GPS auquel nous pouvons confier notre itinéraire le plus rapide, le plus court, le moins onéreux… Même si la devise de cet équipement pourrait être « Voyagez, nous faisons le reste ! », il reste une part humaine dans son utilisation.

Les textes de ce dimanche nous suggèrent qu’on peut comparer la vie humaine et la vie chrétienne à un voyage avec un GPS-Carême nous facilitant le choix de notre route.

 

Il y a 4000 ans, le Seigneur lui ayant dit : « Pars de ton pays, laisse ta famille et la maison de ton père, va dans le pays que je te montrerai. », Abraham se mit en route en faisant confiance à Dieu qui l’appelait. Il devint ainsi le Père des croyants au Dieu unique, Père de tous ceux et celles qui l’écoutent et marchent vers ses promesses.

Au départ de la vie d’un chrétien, il y a toujours un appel du Seigneur. Les catéchumènes le reçoivent intensément alors que pour la majorité d’entre nous, les premiers choix n’ont été ni personnels ni conscients ; nous nous sommes retrouvés « embarqués » -et heureux de l’être- dans la « caravane » chrétienne. Toutefois, pour être vrais disciples du Christ, nous avons dû, à plusieurs reprises de notre vie, réaffirmer notre engagement, confirmer notre réponse et bien souvent reprendre le bon cap.

De temps en temps, il faut aussi s’interroger : « Ai-je vraiment entendu et accueilli l’appel du Christ ? Me suis-je réellement mis en route ? Est-ce que j’avance ou suis-je en train de faire du surplace ? » Ce temps de carême peut être le « déclic » pour un nouveau départ.

Servir le Dieu unique a été exigeant pour Abraham qui a dû rompre avec sa famille et son passé… Marcher à la suite du Christ, « arrimer » sa vie à la sienne ne peut se réaliser non plus sans options, quelquefois radicales. Vivre en chrétien exige détermination, renoncement à soi, amour du Seigneur, confiance en sa Bonne Nouvelle. Nous avons tous des manières de penser et des comportements à convertir, des faiblesses à surmonter….

Le carême est le temps des commencements ou recommencements dans la foi, dans la responsabilité humaine ou professionnelle, dans l’amour familial, dans le pardon à donner, dans la paix à découvrir, dans le bonheur à partager…

 

Une fois parti sur quel chemin progresser ? Paul rappelle à son disciple Timothée qu’il lui faudra « prendre sa part de souffrance pour l’annonce de l’Evangile ». Car il rencontrera refus, rejet, « route barrée » chez ceux qu’il va rencontrer. Mais suivre le Christ est un parcours pascal qui débouche sur la vie. Le Christ Jésus s’est manifesté en détruisant la mort et en faisant resplendir la vie et l’immortalité par l’annonce de l’Evangile. Timothée avancera sur cette voie…

Sur la route du chrétien, pas de « pilotage automatique » ; rester en état de veille et tenir bon est vital. A travers les tentations, les doutes, les embûches, les luttes à mener nous ne sommes pas seuls. Retenons la certitude de Paul : « La grâce nous est donnée dans le Christ Jésus ! » Ce don gratuit de Dieu est sa présence aimante qui habite nos solitudes, la lumière de son Esprit plus forte que nos doutes… Faisons-lui confiance comme Abraham.

Le carême permet de relire la « carte » ! La « carte routière » du chrétien est la Parole du Christ. C’est sur elle que nous évaluons nos égarements et retraçons notre itinéraire de vie .

 

Savoir où l’on va est indispensable. Le but motive et dynamise. Eh bien, la transfiguration du Seigneur donne sens à notre route chrétienne. Elle révèle notre avenir. Au-delà des « nuits et brouillards » que nous traversons, plus loin que nos limites, nos lenteurs et nos opacités, nous savons, nous croyons en regardant Jésus Christ, que nous sommes « en voie » de transfiguration. En Jésus Christ, notre destin est de devenir « semblables à son Corps de gloire »

Cette perspective concerne toute la famille humaine. La transfiguration est promise à l’humanité dans son ensemble et au monde entier. L’évolution de la création, son « enfantement », la conduit au Visage de Dieu. Même si « le monde n’est pas beau » -comme nous le disons et le vivons souvent- même s’il est défiguré par tant de souffrances, de mépris de la dignité des êtres, nous sommes tirés par l’espérance de sa transfiguration finale.

Accueillons les signes de cette espérance et les lueurs lointaines de cet avenir. Mettons-nous en route à l’appel du Seigneur.

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