Les tentations du croyant !

ANNEE A / 01° Dimanche de Carême. Léguevin. 08 et 09 Mars 2014

 

Chaque année, le Carême est une occasion proposée aux chrétiens pour se remettre en route sur les pas de Jésus en marche vers sa Pâque. Aujourd'hui, nous sommes invités à faire étape dans le désert... pour réfléchir à nos choix, comme le fit Jésus lui même.

 

 La première tentation de Jésus a pour cadre le "désert" qui, pour les juifs, est le lieu symbolique de la proximité de Dieu mais aussi de la mise à l'épreuve qui dévoile le fond des cœurs. C'est le lieu symbolique de tous les commencements.

 

  • Au désert, les enfants d'Israël sortis de l'esclavage d'Egypte ont douté de la bonté de Dieu et regrettent le pays où ils mangeaient du pain à volonté. Dieu en réponse à leur doute leur fait don de la manne.

  • Au désert, Jésus a connu, lui aussi, la tentation de la facilité, du "tout, tout de suite". Mais à la différence du peuple d'Israël, Jésus se confie totalement à son Père. Il croit en sa Parole et à son amour malgré parfois les apparences.

  • Tout au long de son ministère, Jésus se heurtera à des adversaires qui lui demanderont des signes convaincants, des signes manifestant sa puissance... Mais Jésus, jusqu'au bout, choisira d'être le Messie pauvre qui reçoit tout des mains de son Père.

 

 Et NOUS, aujourd'hui, qu'attendons-nous de Dieu ? Des grâces ? Des biens ? Le Pain de sa Parole ? Quel est notre Dieu ? Quels sont nos choix ?

Faisons silence en notre cœur pour répondre au plus profond de nous mêmes.

 

 La deuxième tentation a pour cadre le sommet du "Temple" signe de la présence de Dieu à son peuple et de sa protection bien aimante.

 

  • Au désert, les enfants d'Israël affrontés à l'épreuve de la soif, ont connu la nuit de la foi qui les entraînera au doute et à la révolte. Ils vont jusqu'à mettre Dieu au "défî" de leur procurer de l'eau dans le désert.

  • Au désert Jésus a connu, lui aussi, cette tentation : la tentation du prestige en réalisant l'exploit de se jeter dans le vide... Mais à la différence du peuple d'Israël, Jésus ne cherche pas à tester la présence de Dieu dans sa vie. Il prend la route sans demander de signe, sans exiger de preuve.

  • Tout au long de son ministère et plus particulièrement sur la Croix, Jésus affrontera cette tentation : "Sauve toi toi même, si tu es le Fils de Dieu, et descends de la Croix"… Mais Jésus, jusqu'au bout, choisira d'être le Messie humble qui s'en remet totalement à Dieu son Père.

 

 Et NOUS, aujourd'hui, qu'attendons nous de Dieu ? Des signes ? Des preuves ? Ou suivons nous l'humble chemin de Jésus ? Quel est notre Dieu ? Quels sont nos choix ?

Faisons silence en notre cœur.

 

 La troisième tentation a pour cadre une "très haute montagne" de laquelle la contemplation de multiples royaumes est possible. Tentation du pouvoir qui sommeille en tout homme.

 

  • Au désert les enfants d'Israël affrontés à l'incertitude du lendemain, ont cédé à la tentation de se détourner du Dieu unique pour adorer d'autres dieux, disponibles, maniables, capables de faire leurs volontés.

  • Au désert, Jésus a connu, lui aussi, la tentation du pouvoir qui était en mesure de répondre aux attentes et ambitions humaines... Mais à la différence du peuple d'Israël, Jésus rappelle qu'il est venu non point pour dominer mais pour se mettre au service de tous.

  • Tout au long de son ministère, Jésus s'affrontera non seulement à des adversaires ou foules qui le suivent, mais aussi à ses amis eux mêmes qui tentent d'en faire un Messie glorieux... Mais Jésus jusqu'au bout, choisira d'être le Messie serviteur souffrant réalisant la volonté de Dieu son Père.

 

 Et NOUS, aujourd'hui, qu'attendons  nous de Dieu ? Devant qui, devant quoi sommes nous prêts à nous prosterner pour réussir ? Ou bien suivons nous Jésus sur le chemin du service ? Quel est notre Dieu ? Quels sont nos choix ? 

Faisons silence en notre cœur

et que tous nos choix aient un signe de ralliement :

celui de la JOIE, pour que nous ne soyons surtout pas des chrétiens

« avec des airs de Carême sans Pâques » comme le dit le Pape François avec humour.