« Joie du Père »

Publié le par Paroisse Leguevin

« Joie du Père »

 ANNEE C / 04' Dimanche de Carême. Léguevin. Samedi 26  Mars 2022

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A la Parabole de ce dimanche appelée jusqu'à très peu de temps : La Parabole du Fils Prodigue, nous  préférons, aujourd’hui, lui donner le nom de Parabole du Père prodigue d’Amour. C'est lui en effet qui est l'acteur principal, présent tout au long de cette belle page de l'Evangile.

Voilà un père qui fait une sorte de donation-partage. Il ne garde même pas l'usufruit de la moitié de sa fortune qu'il donne à son jeune fils. Et, quand celui-ci s'en va, il ne le retient pas, ne l'accable pas de recommandations ou d'interdits.

Nous savons l'usage que le garçon fait de sa liberté et des largesses de son père. Il  perd toute dignité en « dévorant son bien avec des prostituées ». Et, quand, après mûre réflexion,  il revient vers la maison, le père l'aperçoit de loin et se jette à son cou pour lui redonner toute sa dignité d’homme et de fils.

 

► Grâce à cette parabole nous découvrons quelques traits importants de Dieu. On peut dire tout d'abord, que Dieu donne. Mais il nous a donné la vie. Et en créant l'univers avec ses lois, il a créé les conditions nécessaires à la vie, à notre vie.

Mais attention comme nous le rappelle le Pape dans son Exhortation Laudato Si, « nous devons rejeter avec force que, du fait d’avoir été crées à l’image de Dieu et de la mission de dominer la terre, découle pour nous une domination absolue sur les autres créature »  (N° 67)

Dieu nous fait confiance, et  assume le risque de nous voir gaspiller l’héritage. En ce temps de Carême et à la suite du Christ, montrons plus de solidarité et agissons dans notre quotidien  pour préserver l’équilibre de la planète et des habitants de « notre maison commune ». Devenons semeurs d’humanité. 

 

► Ensuite nous pouvons dire que Dieu attend. Comme le fils était encore loin, "son père l'aperçut... " S'il le voit de loin, ce n'est pas par hasard. C’est qu’il l'attendait. Il le connaissait, ce fils avide de vivre sa vie. Il lui a laissé sa chance, mais il se doutait bien qu'il aurait du mal à s'en tirer tout seul. Alors, il est là, toujours prêt à l'accueillir. Son cœur de père a besoin de ce fils à aimer.

Dieu agit‑il autrement avec nous ? Non ! Car il est comme en attente de l'homme. Il prend le temps de l'attendre pendant des milliers et des millions d'années. Il attend chacun de nous pendant des dizaines d'années. Il va même au-devant de nous. Il vient à notre rencontre en envoyant d'abord des émissaires, des prophètes. Il vient en personne, le moment venu, en se faisant l'un d'entre nous pour nous sauver. Il vient encore à nous par les sacrements et tous les signes qu'il nous adresse dans le quotidien de nos vies.

 

► Nous pouvons dire aussi que Dieu accueille. Dans la parabole, ce n'est pas le fils qui se jette au cou de son père. C'est le père qui court se jeter à son cou. Il ne l'attend pas de pied ferme, le regard dur et accusateur, les bras croisés sur la poitrine, le menton relevé. Non ! Il court, il lui passe les bras autour du cou pour mieux le serrer contre lui. Pas de questions embarrassantes, pas de reproches. Mais l'invitation à fêter la joie des retrouvailles.

Enfin nous pouvons dire de Dieu qu’il est  le Dieu de la clémence, du pardon, du rachat, de la pitié. Le Dieu de la vraie pitié, celle qui prend en compte la souffrance du pécheur repentant et prend en charge la plus grande part de la guérison. N'est‑ce pas ce que nous lui rappelons chaque dimanche au début de nos célébrations ?

            Avec lui, la solidarité est l’action de reconnaître que chaque personne  possède la dignité humaine, que nous faisons tous partie d’une même famille, que nous sommes tous connectés et que nous avons la responsabilité de nous aider les uns les autres et d’assurer la dignité pour tous. Soyons des semeurs d’humanité.

 

Ainsi donc, notre Père des cieux vient au-devant de nous. Il nous prend par la main pour nous emmener à la fête, pour nous tirer vers le haut, vers lui-même. Il ne tient pas rigueur de nos égarements. Il se contente d'un mouvement de notre part pour tout effacer. Et il nous offre en prime l'amour et le bonheur

 

Publié dans Mot Père Philippe

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