Marcher ensemble

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Marcher ensemble

ANNEE C. 04° Dimanche de Pâques. Léguevin.  07 & 08 Mai 2022

                                                           Dimanche : messe souvenir de l’Armistice

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Actuellement, dans l’Eglise, on parle beaucoup de synthèses concernant l’Eglise synodale 2021-2023. Rappelons ce que souhaite le Pape François pour cette démarche ecclésiale : « Le chemin de la synodalité est le chemin que Dieu attend de l’Eglise du troisième millénaire. Ce que le Seigneur nous demande est déjà pleinement contenu dans le mot « Synode » : Marcher ensemble ». Avons-nous su marcher ensemble ?

 Nous souvenant de la seconde guerre mondiale, l’évangile de ce dimanche rejoint ce que nous aurions dû faire … et ce que nous devons réaliser pour éviter tous nos conflits divisant les hommes dans des guerres fratricides aux conséquences désastreuses pour tant et tant de victimes civiles et militaires. Pourquoi n’avons-nous pas écouté le Seigneur notre berger qui connait bien ses brebis ?

            Revenons aux quatre mots, quatre verbes pouvant retenir notre attention dans l’évangile de ce jour.

Dans notre vie quotidienne, « écouter » suppose un dialogue, une attention toute particulière à ce que l'autre dit. Ne soyons pas de ceux qui entendent sans écouter. Parfois il en est ainsi dans des négociations entre dirigeants de nations voulant garder leurs avantages respectifs.

Effectivement, si l'on n'écoute que d'une seule oreille, le dialogue devient impossible. Alors qu'écouter demande un effort d'ouverture, un respect mutuel, une attitude d'accueil intérieur et aussi des espaces réciproques de silence.

Pour Jésus, il s'agit bien de cette écoute. N'hésitons pas à prendre des temps de recueillement et de silence pour écouter ce que Jésus nous demande.

Le deuxième verbe « connaître » peut se définir comme « naître avec » dans une fréquentation de l'autre, en prenant le temps pour être avec lui. Plus on connaît l’autre, mieux nous pourrons découvrir ce qui fera son bonheur et non son malheur.

En Jésus, c'est Dieu qui nous permet d’identifier la voix de la raison entre toutes les autres voix et de découvrir ainsi les appels de Dieu pour le salut du monde

 Cela nous conduit tout naturellement au troisième verbe : « suivre ». Etant plusieurs à mieux connaître l’autre, le groupe deviendra plus dynamique en mouvement et en devenir. Cette amitié lui assurera la survie à travers l’histoire, les territoires et les cultures.

Comme Jésus se mettant à notre niveau, à notre écoute... nous pourrons devenir des compagnons de route. Ensemble, nous pourrons marcher, parler de nos peines, de nos joies... de nos inquiétudes, de nos interrogations... de notre avenir et de celui de nos contemporains. Nos chemins seront des chemins de Paix et d’Amour et non de Haine et de Violence !

Enfin le quatrième verbe est « donner ». Là est vraiment le cœur de la mission de Jésus. Il vient se donner lui‑même, pour que nous ayons la vie éternelle.

Mais cet amour qui emplit notre cœur -principalement au cours de nos eucharisties - ne peut que se partager. A nous de donner ce que nous avons reçu. Le Christ nous le demande : « Il n'y a pas de plus grand commandement que de vous aimer les uns les autres ». (Jean 15,12). Dieu a besoin de nous pour aimer l'humanité, comme le dit si bien Ste Thérèse d'Avila.

           

                                               « Le Christ n'a d'autre corps maintenant sur terre que le vôtre,

                                               point d'autres mains que les vôtres, point d'autres pieds que les vôtres.                                          C'est par vos yeux que le Christ regarde le monde avec compassion.

                                               C'est avec vos pieds qu'il se déplace faisant le bien.

                                               C'est avec vos mains qu'il bénit les gens maintenant.... »

  En ce dimanche de prière pour les Vocations, L’Eglise nous invite donc à devenir des « brebis éclairées et intelligentes, clairvoyantes et volontaires, audacieuses et pressées de marcher ensemble à la suite du seul pasteur. » [Karem Bustica, rédactice en chef de Prions en Eglise] Soyons heureux d’être « artisans de paix car nous serons appelés fils de Dieu » (Matthieu 5,9)

             

Publié dans Mot Père Philippe

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