Cure de rajeunissement ( III ) : Histoire de cure

Publié le par Paroisse Leguevin

CURE DE RAJEUNISSEMENT (III)

Histoire de Cure

 

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Quand on parle de cure, nous sommes peut-être tentés de penser à la cure de rajeunissement ou d’amaigrissement, de sommeil ou de repos, de désintoxication ou de dégrisement… et d’oublier celle du 15 Rue du Béarn, autrement dit la résidence du curé !

 

Grâce aux articles de Michel Aragon dans  « Léguevin Information » et au « Cahier des Délibérations de la Fabrique de Léguevin » nous pouvons remonter dans le temps pour en découvrir son histoire, puisque nous sommes invités durant les travaux de l’église  à nous y retrouver pour la messe de semaine.

 

Dès les années 1503-1504, le presbytère est construit entraînant à l’époque un procès opposant les Hospitaliers de Malte et les consuls au sujet de réparations à réaliser tant au presbytère qu’à l’église.

Le temps passant, des dégradations apparaissent au point qu’en 1745, il était signalé au Vicaire Général que la « maison curiale tombe ». (Léguevin Information Avril 1979).

Pour la commune, il est évident que « l’entreprise la plus importante, par la longueur et son coût, fut incontestablement la reconstruction du presbytère ». (Léguevin Information Décembre 1980). « Construit de 1774 à 1776 il offre l’exemple d’une maison riche du XVIIIème siècle ». (Léguevin Information Avril 1979)

 

Durant la Révolution et  plus particulièrement en juillet 1790, l’agitation des esprits est telle que l’hôtel de ville est saccagé lors d’une bagarre et que « plus propre à tenir les assemblées (on installa) les services municipaux dans le ci-devant presbytère » (Léguevin Information Mars 1988)

  

Le rétablissement du culte catholique après le Concordat de 1801 avec le Pape rendait inévitables les travaux de restauration à l’église et au presbytère, ce dernier ayant été en partie occupé par l’administration municipale sous le Consulat et l’Empire. « Dans un village où tous les habitants sont catholiques il est extraordinaire que plus rien ne ferme dans la cure, on peut attenter à ma vie, il y pleut comme au milieu de la rue »  écrit le curé en 1820 dans une plainte adressée auprès du Maire. (Léguevin Information Juin 1987).  Des aménagements se feront jusqu’en 1825.

 

Dans le Registre des Procès Verbaux des Délibérations de la Fabrique de Léguevin, à la date du 30 novembre 1817, il est mentionné que les délibérations se font à la « Maison Curiale », terme changé en « Presbitère » le 22 Avril 1827 et en « Presbytère » le 14 Avril 1844.

 

Le 8 Août 1875, Mgr l’Archevêque autorise la cession à la commune d’une partie du jardin qui est en dehors de l’alignement de l’église.

 

A la session extraordinaire du Conseil de Fabrique du 13 Décembre 1906, en pleine effervescence de la Séparation de l’Eglise et de l’Etat, il est important de constater que « les Membres du Conseil croient devoir déclarer, au sujet du presbytère : - que le jardin est de ‘manse curiale’ sans doute aucun ; - que la maison a été bâtie pour le Curé-Doyen et affectée perpétuellement au logement du dit Curé-Doyen ;  - que la situation et l’état des lieux indique suffisamment sa destination curiale ; - qu’il ne saurait être désaffecté sans inconvenance et sans iniquité ; - que si jamais la Commune avait à se prononcer sur la question de location, elle ne pourrait, sans méconnaitre les services rendus par tous les Curés (notamment, l’indemnité de la 2de Messe n’ayant jamais été  payée par la Commune) exiger le moindre prix de location. »

 

A partir de 1979, sous les différentes municipalités, divers travaux seront réalisés dans le but de conserver en état les bâtiments et d’assurer un certain confort aux curés successifs. C’est ainsi qu’il y eut l’installation du chauffage central, la remise en conformité de l’installation électrique, le remaniement de la toiture, le nettoyage intérieur, les peintures extérieures…

 

PhCh  Léguevin 09.04.2011

Publié dans Travaux

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